Une cinquantaine de militants de l’Intersyndicat CGT du Champagne réunis le 12 mars 2026 à la MAVA d’Épernay pour analyser l’issue des négociations salariales et préparer les prochaines NAO dans les maisons de Champagne. © CGT champagne.

✍️Par l’Intersyndicat CGT du champagne

📅 Publié le 13 mars 2026

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Le 12 mars 2026, une cinquantaine de militants de l’Intersyndicat CGT du Champagne se sont réunis en assemblée générale à la MAVA d’Épernay. Venus de plusieurs maisons de Champagne, ils ont analysé collectivement l’issue des négociations salariales de branche et les perspectives des NAO dans les entreprises.

Une assemblée générale pour faire le point sur les négociations salariales

Le 12 mars 2026, l’Intersyndicat CGT du Champagne a tenu une assemblée générale de militants à la MAVA d’Épernay. Une cinquantaine de militants CGT, représentant plusieurs maisons de Champagne et différents secteurs de la filière, ont participé à cette réunion consacrée à la situation sociale et salariale dans la branche.

Les échanges ont notamment porté sur l’issue des négociations annuelles obligatoires (NAO) paritaires dans la branche Champagne, qui se sont conclues sans accord entre organisations syndicales et représentants des maisons de Champagne. Lors de la réunion du 21 janvier 2026, les organisations syndicales ont présenté une revendication commune d’augmentation générale des salaires de +2,3 %. Cette proposition visait notamment à préserver le pouvoir d’achat des salariés dans un contexte d’inflation persistante.

Face à cette revendication, la délégation patronale s’est positionnée à +0,9 %, niveau jugé très insuffisant par les organisations syndicales.

Dans la perspective de la deuxième réunion de négociation prévue le 5 février 2026, les organisations syndicales ont poursuivi leurs échanges afin de maintenir une position commune. Dans ce cadre, une position de repli à +1,6 % a été avancée, notamment pour permettre au coefficient 120 de se situer au niveau du SMIC et éviter un nouveau décrochage du premier niveau de la grille salariale.

Malgré ces discussions, les positions entre les organisations syndicales et la délégation patronale sont restées trop éloignées pour permettre la conclusion d’un accord.

Une revalorisation limitée à +0,9 %

En l’absence d’accord à l’issue des réunions de négociation, une revalorisation de +0,9 % applicable au 1er mars 2026 a finalement été mise en place, entraînant l’actualisation de la grille salariale de la branche Champagne. La nouvelle grille confirme une situation dénoncée depuis plusieurs années par la CGT Champagne.

Le premier niveau de la grille, correspondant au coefficient 120, s’établit désormais à 1 819,45 euros brut mensuels pour 35 heures, alors que le SMIC brut mensuel s’élève actuellement à 1 823,03 euros.

Des discussions qui vont désormais se poursuivre dans les entreprises

L’assemblée générale a également été l’occasion d’un échange approfondi sur l’évolution du rapport de force dans la filière Champagne et sur les perspectives d’action. En l’absence d’accord de branche, les discussions salariales vont désormais se poursuivre dans les entreprises à l’occasion des négociations annuelles obligatoires (NAO).

Les militants présents ont souligné l’importance de ces négociations locales pour tenter d’obtenir des avancées salariales plus favorables aux salariés. Ils ont également rappelé le rôle essentiel de l’Intersyndicat CGT du Champagne pour coordonner les actions entre les différentes maisons et défendre collectivement les droits des travailleurs du secteur.

Les militants ont également dénoncé les difficultés persistantes à obtenir un véritable partage de la valeur dans la filière. Alors que le Champagne, malgré la baisse des volumes de ventes, demeure un secteur très rentable et fortement exportateur, les augmentations salariales restent limitées et la grille conventionnelle continue d’être en dessous du SMIC pour son premier coefficient.

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